mardi 2 juin 2015

Page blanche

- Tiens, tiens… plus de nouvelles… Finalement il n’était pas si enthousiasmant que ça ce projet, remarqua Odin d'un air sadique.

- Pourtant si !

- Alors qu’est-ce qu’il se passe ?

- Et bien…
Je croyais être à l’abri de la page blanche. J’ai de bonnes techniques pour la dépasser et, en règle général, même si je bloque je finis toujours par m’y remettre le lendemain, ou bien le jour d’après. Mais là… Rien. Alors j’ai fait de mon mieux pour arranger ça :

J’ai tenté de lire plus.

Dans ces cas-là, mon imagination est forcément nourrie par quelque chose qui me donnera le déclic. Je suis tombée par hasard (ou grâce à 1livregratuit.com) sur une nouvelle de Conan le Cimmérien. Immédiatement, j’ai eu envie d’écrire une petite nouvelle mettant en scène mon personnage pour une quête semblable. Une fois devant la feuille… échec.

J’ai regardé et lu des tutos d’écriture sur internet.

Ça me motive bien quand la tension baisse. Là, c’était Anael Verdier qui laissait ouvert un de ses cours sur Youtube. Ça parlait de recueils de nouvelles tournés autour d’un thème, ou d’un monde, ou d’un personnage… Et immédiatement, j’ai eu envie d’écrire plusieurs histoires courtes sur d’autres personnages de mes histoires, le quotidien des factions ennemies ou une histoire d’amour entre deux personnes de guildes opposées… Alors je me suis mise devant mon traitement de texte et… échec.

J’ai fait du paratexte.

Fiches de personnages, article sur la Gamification, sur le hacking social, descriptions de lieux, feuilles de recherches de style… Enfin, pour être honnête, j’ai voulu en faire. J’ai rempli un demi questionnaire sur mon personnage principal avant de tout envoyer balader. C’est comme donner du pain à quelqu’un qui a soif, de l’amitié à celui qui recherche l’amour, du reggae à celui qui veut écouter du métal, c’est très insatisfaisant et frustrant. Échec.

J’ai essayé de changer de projet.

Oui, quitte à faire, si ça ne va pas, ça ne sert à rien de forcer. J’ai de la correction à faire, et pas mal d’autres petites choses en attente. Mais là… rien ne m’a inspiré, c’est vraiment sur les Carliers que j’ai envie de travailler… Échec critique.

J’ai fait du sport.

Inutile de rigoler… Le sport aurait apparemment des vertus libératrices pour l’écriture. J’ai entendu parler d’exercices visant à stimuler la créativité (faire toucher son genou droit à son coude droit dix fois, puis pareil avec la gauche, puis pareil avec genou droit contre coude gauche, et inversement…) et puis comme je suis en plein déménagement, il y a eu de longues et intensives séances pour descendre des choses lourdes jusqu’à la cave (4 étages à monter et à descendre le plus de fois possible par jour). Mais est-ce que ça marche pour écrire ? Bah… J’étais tellement crevée que je n’ai même pas essayé. Échec critique.

J’ai tenté l’écriture libre.

Je fais ça sur un journal d’écriture. Je sais que si j’ai trop de choses dans la tête, ça me permet de me vider complètement pour me mettre à écrire plus sereinement ensuite. Mais j’avoue que je n’ai même pas réussi à balancer plus de dix lignes. Échec.

J’ai tenté de me dire que je n’allais plus écrire pendant un moment.

C’est un peu comme jouer avec mon esprit de contradiction. Pendant plusieurs jours je m’interdis de penser à mon texte, je m’interdis d’ouvrir Ulysses, de lire quoi que ce soit ayant un rapport avec le projet, et je vais me coucher direct, sans passer par la case travail. Résultat… En plus de ne rien écrire du tout, j’ai eu des remords. Je ne travaille pas, je n’essaie même pas, je suis nulle… Genre ! Comme si ça changeait quelque chose ! Donc… Échec lamentable.

Bon sang ! Mais qu’est-ce qu’il faut que je fasse ?

À priori, dans ces cas-là, c’est qu’il y a un problème, et qu’il faut le régler pour pouvoir recommencer. Et je sais très bien ce qui ne va pas. Ma moitié m’a fait remarquer que j’arrêtais d’écrire à chaque période d’instabilité, et comme dit plus haut, je suis en plein déménagement. Je dois gérer tout un tas de trucs stressants, je fais des erreurs qui coutent de l’argent et je m’en veux, je fais plus d’efforts physiques que je n’en ai jamais faits (sans perdre un seul kilo, c’est vraiment pas juste !), et surtout, je n’ai plus de bureau. Si je travaille, c’est pliée en deux sur le canapé du salon, sans aucun livre autour de moi. Ce serait ça le souci ? Si c’est le cas, encore deux semaines et tout sera rentré dans l’ordre, pas de quoi paniquer. Il faut juste attendre…

Mais comme je ne veux pas non plus attendre sans rien faire du tout, je vais quand même continuer à essayer.

Et puis ce n’est pas si dramatique, j’ai quand même réussi à écrire cet article de blog !

1 commentaire:

  1. Donner du reggae à écouter à un métalleux, c'est du sadisme paroxystique...

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