J’ai toujours été attiré par les livres avec une jolie couverture. C’est mal, et je suis rarement récompensé... Mais rien à faire, la couverture, c’est la première impression que l’on a d’un livre, c’est vraiment important. Et de ce point de vue là, Halo réussi brillamment à m'attirer dans ses filets.
Par où commencer ? Par le thème ? Par le style ? Par la couverture absolument sublime de ce livre ? Car oui, il faut l’avouer, par ses couleurs chaudes, son jeu d’ombre et son équilibre, cette image est vraiment accrocheuse. Et on imagine en l’apercevant au détour d’une rue, sur un abri de bus qui en fait la promotion, un jour d’embouteillage, quelles merveilles peut cacher une couverture pareille.
Halo est une romance fantastique pour public adolescent. Il nous raconte l’histoire de trois anges descendus sur Terre pour contrer les forces du mal. Pour moi qui adore la mythologie en général, ce genre de synopsis est très attirant. De plus, des anges dans un genre où le vampire est roi, c’est juste assez d’originalité pour nous dépayser un peu.
Mais une fois la première page tournée, mes espoirs ont été mis à mal. Sur la page des citations - certains crieraient au blasphème - se côtoient le dramaturge Shakespeare et la chanteuse Beyoncé. Mais je me suis vite rappelé à l’ordre. Il faut savoir mettre ses a priori de côté. Après tout, pour un adolescent, ça ne doit pas être choquant ? Même si je n’en suis plus un, ce n’est pas une raison pour être vieux jeu.
Je poursuis donc. Page suivante, chapitre 1. L’histoire est racontée à la première personne du point de vue de l’héroïne, Béthany, jeune ange plus humain que la norme, qui descend pour la première fois sur Terre. Entourée de Ivy, un autre ange au pouvoir guérisseur et de Gabriel, archange guerrier, ils emménagent dans un charmant manoir de la petite ville de Vénus Cove. Et leur mission de prime importance consiste à faire reculer le mal en tricotant des pulls et en jouant de la guitare.
Véridique. Trois anges descendent du ciel pour affronter les ténèbres et à aucun moment ils ne se battent. La seule et unique fois où Gabriel sort son arme, c’est juste pour la brandir, rien de plus. De ce côté-là, déception totale.
Béthany dans son rôle de jeune ange naïve et pure teinte toute sa narration de ce halo rose pâle qui donne l’impression d’être dans une fanfic écrite par une adolescente de 15 ans. De fait, je ne sais pas si c’est voulu par l’auteur pour montrer la personnalité (un peu fade) de son héroïne, ou si c’est le style qui pêche un peu. Les personnages secondaires manquent de volume. On sent qu’ils sont surtout là pour meubler.
Passons maintenant au centre du livre, l’histoire d’amour. Et bien c’est l’histoire basique d’une jeune fille qui rencontre un jeune homme et qui tombent amoureux l’un de l’autre. Malgré les risques et les barrières infranchissables qui semblent les séparer, ils s’acceptent tels qu’ils sont. Le jeune homme, ici, s'appelle Xavier et ne possède guère plus de personnalité que l'héroïne. C'est le garçon le plus en vue du lycée, au vu de ses qualités humaines et physiques. Il repousse toutes les filles qui l'approchent, car sa petite amie est morte peu de temps auparavant, mais s'intéresse tout de suite à Béthany et réciproquement. Un amour parfait donc. Si parfait que même l'auteur semble avoir bien du mal à les décoller l'un de l'autre au vu de la péripétie de mi-parcours à peine crédible pour rendre tout ça un peu moins idyllique.
Pour résumer, Halo est dans la parfaite lignée des romans pour adolescent(e) plein d'amour mièvre et de personnages trop lisses. Si vous aimez les histoires d'amour parfaites, avec des personnages parfaits, les méchants séduisants et les intrigues simples le tout arrosé d'un soupçon de magie, Halo est fait pour vous. Sinon, passez votre chemin.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire