Est-ce que vous savez ce que c’est ? Pour moi, c’est un mois entier de fête de l’écriture, le moment où tout le reste passe à la trappe pour ne plus célébrer que l’acte de créer une histoire. C’est peut-être bien le mois que je préfère de l’année, comme Noël avant Noël…
Mais en vrai, c’est quoi ?
C’est le National Novel Writing Month, ou en français, le mois national de l’écriture de roman. Pour National, c’est raté. Il suffit de consulter la carte des participants francophones pour se rendre compte que le phénomène ne s’est pas contenté du sol américain.
C'est un challenge qui dure un mois, du 1er au 31 novembre. Il consiste à écrire le premier jet d'un roman de 50 000 mots. Tous les genres sont acceptés même si la fiction reste privilégiée.
Et alors, concrètement, ça donne quoi ?
C'est 1 mois où chacun se donne le défi d’écrire un roman de 50 000 mots, au moins.
Soit 1666 mots par jour si on écrit tous les jours.
Soit environ quatre pages par jour.
Soit 175 pages au total.
Oui, mais pour quoi faire ?
Le principe de la manœuvre, c’est de réussir à condenser le travail de premier jet de la conception d’un roman en un minimum de temps afin de ne pas se démotiver et d’en perdre la substance. Oui, oui, oui, exactement.
Les gens qui écrivent ne cessent de répéter qu’ils n’ont pas le temps. C’est faux. Pour réussir le challenge du NaNoWriMo, certains sont obligés de se lever plus tôt, de prévenir leurs familles et leurs amis qu’ils seront occupés ce mois-ci, de faire comprendre aux enfants avec diplomatie que maman ou papa tentent un truc bizarre et qu’il faudrait qu’ils le ou la soutiennent…
Un quart d’heure volé dans le bus, un autre quart d’heure avant le début du film, quelques minutes pendant la cuisson des pâtes… Bref. Quand on veut, on peut.
Et qu’est-ce qu’on y gagne ?
Rien ! Et c’est ça le plus beau. Vous pouvez tricher, vous pouvez mentir, peu importe, tout se joue avec votre conscience. Le plus beau cadeau que puisse obtenir un challenger du NaNoWriMo, c’est cette merveilleuse sensation d’accomplissement qui accompagne l’aboutissement d’un projet en temps et en heure. C’est la beauté de la victoire. Et mine de rien, c’est un premier jet de roman que vous aurez entre les mains. Et ça, ce n’est pas rien.
Bon, d’accord, et il y a aussi la vidéo en anglais du staff du Nano qui vous crie « Congratulation ! », et quelques bannières qu’on pourra afficher fièrement sur son bureau, son blog ou sa page de réseau social favorite.
Et puis il y a aussi la communauté.
Le site du NaNo avec ses encouragements et ses statistiques motivantes.
Le Forum officiel avec sa partie française où l'on parle de tout, où on se motive et où on regarde les autres en baver…
Le Site français pour ne pas avoir à tout réexpliquer chaque fois que le forum officiel est mis à jour.
Les write-in organisés avec les participants de votre ville, dans des cafés, des bars, juste pour se motiver et ne pas finir ermite.
Les words wars, sur internet où l'on s'affronte pour savoir qui écrit le plus de mots en un quart d'heure…
Et les pays s'affrontent entre eux, oui oui ! Et la France n'est pas mal classée du tout !
Bref, vous n'êtes pas seuls, ce n'est pas un passe-temps de niche. D'après le wiki, en 2005, nous étions 59 000 inscrits sur le site officiel. Je me demande combien nous serons cette année…
Conclusion :
Si vous écrivez, si vous avez envie d'écrire, il faut tenter. Après, on aime, ou on n'aime pas, mais l'expérience en vaut la peine. Et moi ? Ce que je pense ? Comment je le fais ? Et bien… Figurez-vous que le NaNo à 50 000 ça devient vite trop facile. Alors j'en parlerai plus tard.

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